Autoroute française A10 (Historique)
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[modifier] Description
- L'autoroute A10 devait à l'origine relier le périphérique parisien à Bordeaux via Chartres, Vendôme, Tours, Poitiers et Angoulême. Elle devait ainsi suivre le tracé de l'A11 jusqu'au sud de Chartres, où elle réutilisait le tracé de la RN10 jusqu'aux environ de Monnaie (Indre-et-Loire), où elle reprenait le tracé actuel.
- Une décision prise en Conseil des Ministres en 1967 la fit passer par Orléans, et le contournement de Chartres, achevé en 1966, fut transféré à l'A11.
- A complétér
[modifier] Les vicissitudes du tracé entre Paris et Tours
- Le premier tracé de l'autoroute A10 a été présenté dans le plan directeur du réseau routier national élaboré en 1958 par les services du ministère des travaux publics. Le projet prévoyait alors un tronc commun de l'autoroute Paris - Tours - Poitiers avec l'itinéraire Paris - Chartres - Le Mans. Le débranchement prévu situait au nord de Droué, dans le département du Loir-et-Cher, soit au même endroit que celui adopté plus tard pour la LGV Atlantique.
- L'enquête publique se conclut par un avis favorable en 1961. Lors de l'établissement de la tranche régionale du Vème Plan, était retenue la mise en chantier, entre 1966 et 1970, de la réalisation du tronc commun Paris - Chartres - Droué. Celui-ci devait toutefois être prolongé de quelques kilomètres jusqu'à la RN157 à Épuisay, afin de permettre aux usagers de rejoindre facilement, à Vendôme, la direction de Tours par la RN10, en attendant la réalisation d'un tronçon qui devait conduire à Tours. Ce programme de tranche régionale a été soumis le 23 juin 1966 à la Coder du Centre.
- A Tours, en novembre 1965, M. Jacquet, alors ministre des travaux publics, déclarait : "La construction de l'autoroute Paris-Tours sera réalisée en deux étapes. Au Vème Plan, nous réaliserons Paris-Chartres et sans doute le prolongerons-nous jusqu'à Epuisay, dans le Loir-et-Cher". Il ajoutait : "L'ensemble de l'autoroute Paris-Tours par Chartres sera terminé au VIème Plan. C'est un engagement très important que l'administration prend avec moi".
- En 1966, M. Pisani, ministre de l'équipement, confirmait les déclarations de son prédécesseur. De plus, la déclaration d'utilité publique des travaux, qui devait permettre l'expropriation des terrains nécessaires, était intervenue les 25 octobre et 10 novembre 1966. Des remembrements avaient même été entrepris, en fonction de la plate-forme de l'autoroute.
- Puis, brusquement, le 29 novembre 1966, à Blois, M. Pisani, ministre de l'équipement, laissait entendre que le tracé de l'autoroute pourrait être remis en question. Il déclarait néanmoins : "De toute façon, aucun changement important dans les projets arrêtés ne saurait intervenir sans que soient consultées les collectivités". S'en sont suivies des protestations émanant des collectivités territoriales traversées.
- Aux mois de juin et juillet 1967, deux questions de parlementaires suscitent une réponse claire du ministre annonçant l'abandon du tracé Paris-Chartres-Tours, au profit du tracé Paris-Orléans-Tours, imposant une rallonge de 24 km supplémentaires par rapport au choix initial rien que pour l'autoroute A10. La réponse du ministre est formulée en ces termes : "Le développement économique très rapide de la vallée de la Loire impose la construction d'une liaison rapide entre Orléans, Blois et Tours. D'autre part, le prochain plan directeur routier comportera certainement une autoroute se dirigeant vers le centre de la France en passant par Orléans. La liaison Paris-Tours par deux autoroutes différentes n'aurait pas été rationnelle ; il convenait donc de retenir pour cette liaison le tracé Paris-Orléans-Tours qui diminue sensiblement, au total, la longueur d'autoroute à construire. La distance entre Paris et Tours sera effectivement augmentée d'une vingtaine de kilomètres, mais les possibilités de liaison de la Touraine avec Orléans et l'Est seront sensiblement améliorées . En revanche, la distance entre Paris et Le Mans sera réduite de 8 kilomètres, l'itinéraire adopté étant plus direct. La région de Châteaudun et de Vendôme bénéficiera de l'autoroute Paris-Chartres-Sud, qui va être intégralement engagée au Vème Plan, l'échangeur de Chartres-Sud étant à 30 kilomètres de Châteaudun par la RN10. Les délais d'exécution de l'autoroute Paris-Orléans-Tours paraissent pouvoir être fixés de telle façon que la liaison autoroutière Paris-Tours par Orléans soit réalisée, à un an près, dans les mêmes délais que pour Chartres".
- Suite à l'ouverture de l'autoroute, en juillet 1974, le trafic sur la RN10 passe de 10.000 véhicules/jour, dont 10 % de poids lourds à 6.000 véhicules/jour. Cependant, il n'a pas tardé à s'accroître rapidement pour revenir en 1990 à 10.000 véhicules/jour dont 17% de poids lourds. L'ouverture de la LGV Atlantique avec notamment une gare nouvelle à Vendôme n'a pas résolu le problème de saturation de la RN10 qui reste entier. Il est régulièrement évoqué la réalisation d'une autoroute A110 entre Chartres et Tours qui reprendrait schématiquement le tracé initial prévu pour l'A10. Pour l'heure, ce projet est gelé et la RN10 est une route partiellement aménagée en voie express ou en route interurbaine avec des créneaux de dépassement.
[modifier] Dates d'ouvertures
Déclarations d'Utilité Publique
- 03 07 1961 : Section Lormont - Ambarès-et-Lagrave (A630 - sortie 42), (déclaration prorogée le 01 09 1966)
- 17 09 1962 : Section Ambarès-et-Lagrave - Saint André-de-Cubzac-nord (sorties 42 à 39.a)
- 25 10 1966 : Section Wissous - Villebon-sur-Yvette (A6 - sortie 9), (déclaration prorogée le 19 10 1976)
- 10 11 1966 : Section Villebon-sur-Yvette - Ponthévrard (sortie 9 - A11)
- 09 11 1968 : Section Poitiers-nord - Poitiers-sud (sorties 29 à 30), (première chaussée)
- 12 04 1969 : Section Ambarès-et-Lagrave - Saint André-de-Cubzac-nord (sorties 42 à 39.a), (remplace la DUP de 1962 pour la section concernée).
- 29 10 1970 : Section Palaiseau - Chilly-Mazarin (sortie 6 - A126), (remplace la DUP de 1966 pour la section concernée), (déclaration prorogée le 10 10 1975)
- 04 01 1971 : Section Ponthévrard - Meung-sur-Loire (A11 - sortie 15), (déclaration prorogée le 29 12 1975)
- 11 08 1971 : Section Meung-sur-Loire - Chambray-lès-Tours (sorties 15 à 23), (déclaration prorogée le 10 11 1976)
- 27 09 1971 : Section Châtellerault-nord - Poitiers-nord (sorties 26 à 29)
- 05 11 1973 : Section Poitiers-nord - Poitiers-sud (sorties 29 à 30), (seconde chaussée)
- 29 01 1974 : Section Chambray-lès-Tours - Châtellerault-nord (sorties 23 à 26)
- 06 02 1976 : Diffuseur de Châtellerault-sud (sortie 27)
- 29 06 1978 : Section La Chapelle-Montreuil - Saint-André-de-Cubzac-nord (fin provisoire - sortie 39.a), (déclaration prorogée le 29 06 1983)
- 23 11 1978 : Section La Chapelle-Montreuil - Poitiers-sud (fin provisoire - sortie 30)
Mises en service
- 12 04 1960 : Section Wissous - Massy-nord (A6 - RN20)
- 15 01 1967 : Section Lormont - Ambarès-et-Lagrave (A630 - sortie 42)
- xx 08 1970 : Section Massy-nord - Longjumeau (RN20 - A126)
- 11 08 1971 : Section Tours-centre - Chambray-lès-Tours (sortie 21 - sortie 23)
- 10 03 1972 : Section Massy-sud - La Folie-Bessin (sortie 6 - fin provisoire)
- xx 10 1972 : Section Longjumeau - Massy-sud (A126 - sortie 6)
- 30 10 1972 : Section La Folie-Bessin - Ponthévrard (fin provisoire - A11)
- 23 03 1973 : Section Ponthévrard - Allainville (A11 - sortie 11)
- 06 04 1973 : Section Parçay-Meslay - Tours-centre (sorties 19 à 21)
- 12 10 1973 : Section Allainville - Orléans-nord (sorties 11 à 14)
- 14 12 1973 : Section Orléans-nord - Saint-Jean-de-la-Ruelle (sortie 14 - A71)
- 18 07 1974 : Section Saint-Jean-de-la-Ruelle - Parçay-Meslay (A71 - sortie 19)
- 21 12 1974 : Section Ambarès-et-Lagrave - Saint André-de-Cubzac-nord (sorties 42 à 39.a)
- 30 06 1977 : Section Châtellerault-nord - Poitiers-sud (sorties 26 à 30)
- 28 10 1977 : Section Chambray-lès-Tours - Châtellerault-nord (sorties 23 à 26)
- 03 06 1981 : Section Saintes - Saint-André-de-Cubzac-nord (sorties 35 à 39.a)
- 23 07 1981 : Section Poitiers-sud - Saintes (sorties 30 à 35)
- 23 12 1982 : Ouverture du diffuseur d'Artenay (sortie 13)
- 28 04 1989 : Ouverture du diffuseur du Futuroscope (sortie 28)
- 26 06 1992 : Ouverture du diffuseur de Mer (sortie 16)
- 29 10 1993 : Ouverture du diffuseur de Tours-Sainte-Radegonde (sortie 20)
- 14 12 1995 : Ouverture du diffuseur de La Thibaudière (sortie 24, Périphérique de Tours)
- 01 10 2004 : Ouverture du diffuseur de Sorigny (sortie 24.1)
Anciens numéros
- Section Wissous - Longjumeau : de 1960 à 1982 sous le nom de C6
- Section Longjumeau - Palaiseau : de 1972 à 1982 sous le nom d'A87
- Section Saint-André-de-Cubzac - Lormont : de 1967 à 197x sous le nom d'A62
[modifier] Voir aussi
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[modifier] Liens externes utiles
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