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Autoroute française A87 (Ancien numéro)

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Autoroute A87 Autoroute
Généralités · Itinéraire · Historique · Futur · Ancien numéro ou projet · Aires · Radio · Concessionnaire · Péage · Homonymie


Autoroute A87 (Ancien numéro)
Périphérique de l'Île-de-France
Localisation
PaysFrance
RégionÎle-de-France
Caractéristiques principales
ItinéraireRocade autoroutière de Paris entre l'A86 et l'A104
ConcessionNon
Historique
AnciennementARISO
Premières études1965
Abandon1985
1ère section
ItinérairePalaiseau-Polytechnique - Palaiseau-Gare
Longueur2,5 km
Ouverture1976
Reclassement1982
RenumérotationA126
2ème section
ItinérairePalaiseau-Gare - Champlan
Longueur2,5 km
Ouverture1972
Reclassement1982
RenumérotationA10
3ème section
ItinéraireChamplan – Chilly-Mazarin
Longueur2 km
Ouverture1976
Reclassement1982
RenumérotationA126
4ème section
ItinéraireVillepinte - Gonesse
Longueur3,5 km
Ouverture1980
Reclassement1982
RenumérotationA102, puis A170, puis A104

Présentation

  • L'Autoroute A87 a été de 1965 à 1982 un projet de troisième rocade autoroutière parisienne. Ce projet reprenait en grande partie celui de l'ARISO (AutoRoute Interurbaine de Seine-et-Oise), son tracé étant alors entièrement compris dans l'ancien département, dans des zones encore faiblement urbanisées.
  • Ce projet avait deux troncs communs avec d’autres autoroutes :
    • avec l'A4 au niveau de Bry-sur-Marne,
    • avec l'A86 entre Nanterre et Vélizy.
  • Entre 1965 et 1982, plusieurs petits tronçons sont mis en service.
  • En 1982, les rares tronçons autoroutiers construits de l'A87 sont renumérotés : cf. cadre ci-contre.
  • Déjà fortement compromise comme en atteste cette renumérotation, la réalisation intégrale de ce Périphérique de l'Île-de-France sera officiellement abandonnée en 1985, au profit de la Francilienne. Certaines emprises sont alors reversées aux communes ou aux Conseils Départementaux, et d’autres sont conservées en vue de la réutilisation ultérieure pour d’autres projets, non encore définis à cette époque.
  • Le numéro A87 restera inutilisé jusqu'à ce qu'il soit attribué à un tout autre projet, celui de l'autoroute Angers – La Roche-sur-Yon.

Historique du projet

Seules les deux sections suivantes ont été construites et mises en service en tant qu'A87.

Palaiseau-Polytechnique - Palaiseau-Gare – Champlan – Chilly-Mazarin

  • 15 12 1969 : Afin d’assurer un débouché provisoire de l' A10 vers Paris, on retient le principe de réaliser le tronçon Palaiseau – Champlan de l'A87 pour relier l'A10 à la C6 (elle-même reliée à l'A6, qui débouche sur le Boulevard Périphérique de Paris).
  • 29 10 1970 : Déclaration d'Utilité Publique (déclaration prorogée le 10 10 1975).
  • xx 07 1972 : Section Palaiseau-Gare - Champlan.
  • xx 09 1976 : Sections Palaiseau-Polytechnique - Palaiseau-Gare
  • xx 12 1976 : Champlan - Chilly-Mazarin

Villepinte - Gonesse

Localisation

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Légende de la carte
En rouge Tronçons réalisés (sous forme de voies communales, départementales ou autoroutières).
En orange Projet de BIP, toujours d'actualité.
En vert Tronçons non réalisés, mais où les emprises subsistent.
En violet Tronçons communs avec les A86 et A4.
En gris clair Tronçons non réalisés, où les emprises sont occupées.
Pour plus d'informations sur les sources cartographiques, consulter cet article.
La carte ne s'affiche pas ? Merci d'éditer l'article et de le sauvegarder sans aucune modification.

Ce qu'il reste des sections réalisées

(NDLA : Numéros et renumérotations successives à confirmer)

Palaiseau-Polytechnique - Palaiseau-Gare – Champlan – Chilly-Mazarin

  • En 1982, la section est finalement reprise à la fois par l'A10 pour le tronçon central Palaiseau-Gare – Champlan (signant par la même occasion l’abandon du prolongement de l'A10 jusqu'à Paris-Porte de Vanves) et par l'A126 pour les deux tronçons des extrémités.
  • A la fin des années 1980, une partie du tronçon central est recalibré en 4 chaussées.
  • Lors de la réforme de 1990, les chaussées extérieures restent numérotées A10, tandis que les chaussées centrales prennent le nom d'A126, qui relie depuis Palaiseau-Polytechnique à l'A6.

Villepinte - Gonesse

  • En 1982, cette section est renommée A102, et devient alors une radiale, connectant l’A1 à la RN2 vers Soissons.
  • En 1990, avec les balbutiements de la Francilienne, le tronçon retrouve une vocation de rocade et est renuméroté en A104, qui relie alors l'A4 à l'A1 via le tronçon Mitry-Mory - Villepinte de la RN2, classé dans la voirie autoroutière pour l’occasion.
  • Le SDRIF de 1994 décale l'arrivée de l'A104 au nord de Roissy, afin de la connecter directement avec la Francilienne nord (RD104), alors en cours de gestation par le CD95. En vue de la réalisation de l'A104 sous les pistes de Roissy, le tronçon Mitry-Mory - Villepinte - Gonesse est renuméroté en 1996 en A170.
  • En xxxx, le passage de l'A104 sous les pistes de Roissy est annulé. En attendant la réalisation du contournement Est de Roissy, l'A104 retrouve son tracé de 1990.
  • A la même époque, l'échangeur A104/RN2-Aulnay-sous-Bois est profondément remanié afin de rendre prioritaire le trafic A1A4.

Ce qu’il en reste : les autres sections

La description est faite à partir de Chilly-Mazarin, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

  • La section entre Chilly-Mazarin (A6) et la déviation de Montgeron (RN6), à 2x2 voies, a été déclarée d'utilité publique par arrêté du 29 12 1978.
  • Cette DUP n'a pas vu de suite donnée. Par la suite, la déviation nord de Chilly-Mazarin - Morangis (à 2 voies seulement) a été réalisée sur les emprises de ce tronçon, en bordure sud de l'aéroport d'Orly, sous le nom de D118 (91).
Loupe.pngVoir l'article : D118 (91).
  • A Villeneuve-Saint-Georges, le projet de déviation de la RN6 reprendrait le tracé de l'A87 jusqu’à la RN406.
  • La RN406 justement, anciennement nommée VDO (Voie de Desserte Orientale du Val-de-Marne), a elle-même été réalisée en voie express sur une partie des emprises de l'A87 au niveau de Bonneuil-sur-Marne. L'éventuel prolongement de la VDO vers la D60 utiliserait ces mêmes emprises.
  • On peut noter à Chennevières-sur-Marne la réalisation de l’Avenue des Rêts qui présente une largeur peu courante. Elle englobe un vaste parking, ce qui est typique du réemploi d'emprises autoroutières délaissés. Pourtant, les emprises de l'A87 sont bel et bien situées à l'ouest de cette rue, et ont été préservées dans les documents d'urbanisme de 2015. On pouvait constater sur les plaquettes de présentation des ensemble d'immeubles construits du quartier que l'A87 et cette avenue étaient prévues côte-à-côte.
  • De là jusqu’à l'A4, les emprises sont encore parfaitement visibles et leur réutilisation est en cours ou programmée pour réaliser la nouvelle D10 dans le département du Val-de-Marne (94).
Loupe.pngVoir l'article : D10 (94).
VNL A87.JPG

VNL à Livry-Gargan, réalisée sur les emprises de l'A87.
© Padawan53

  • Plus au nord, à Neuilly-sur-Marne, les espaces vierges autour de l'Hôpital de la Maison Blanche témoignent des emprises réservées pour les passages de l'A87 et de l’ancienne A3.
  • A Montfermeil, la rue Notre-Dame-des-Anges est construite sur les emprises de l'A87. D’autres emprises devraient être réutilisées dans le cadre du décrochement du T4 entre Gargan et Montfermeil.
  • A Livry-Gargan, les emprises de l'A87 ont été réutilisés à la fin des années 2000 afin de dévier une partie du centre-ville et de créer la rue Lucie Aubrac, liaison à 2 voies entre la D129 (93) et la D44 (93).
D170xD14 95 Sannois.jpg

La D170 (95) à Sannois.
© Google Maps

  • La section entre Garges-lès-Gonesse (B1) et Sartrouville (D308 (78)), a été déclarée d'utilité publique par arrêté du 9 12 1965, prorogé le 9 12 1975.
  • A Argenteuil, le boulevard des Martyrs de Châteaubriand dans la Z.I. du Val d'Argent est construit sur les emprises de cette section de l'A87. C’est aussi le cas pour le prolongement de cette voie à Sartrouville, dans la Z.I. du Prunay (avenue Robert Schuman).

L'A87 et les Grands Ensembles

RN 3bis 1964.jpg

1964, aménagements routiers prévus du Grand Ensemble de Clichy-Montfermeil. A noter la station du métro Safège prévue dans le rond-point de l'échangeur entre l'A87 et la RN 3bis ©

Plan masse Grand Ensemble Clichy-Montfermeil.jpg

1960, plan masse projeté du Grand Ensemble de Clichy-Montfermeil © Mairie de Montfermeil

  • Dans l’histoire de l’aménagement de la région parisienne durant la seconde moitié du XXème siècle, il existe certains liens entre l'A87 et les Grands Ensembles.
  • Au début des années 1950, avec l'augmentation exponentielle de la population francilienne, l'Île-de-France doit au plus vite étoffer son offre de logements. Ces logements de masse, aussi appelés Grands Ensembles seront bientôt plus connus sous le nom de ZUP (Zones à Urbaniser en Priorité, mises en place en 1958). Rappelons que les Grands Ensembles représentaient à l’époque des logements de standing, avec électricité, eau courante et toilettes dans chaque appartement, et à l'extérieur des parcs stationnement en nombre, ponctués de larges espaces verts. Beaucoup d’espoirs étaient placés dans cet urbanisme novateur.
  • La mode grandissante est au tout-voiture, il faut donc prévoir ces logements de masse à proximité d’axes autoroutiers performants. Les promoteurs immobiliers (le plus souvent privés) sont donc logiquement attirés par plusieurs villes de la petite couronne, possédant encore de larges espaces non construits et devant être desservies par l'A87.
  • Des villes comme Argenteuil, Sarcelles, Sevran, Clichy-sous-Bois, Montfermeil ou encore Neuilly-sur-Marne sont ainsi choisies pour accueillir des futurs Grands Ensembles de logements. Certains d’entre eux sont alors prévus pour accueillir la construction de 10 000 logements.
  • Lors de l'élaboration des plans de ces Grands Ensembles, les bâtiments sont conçus autour de l'A87, qui représente une colonne vertébrale pour ces nouveaux quartiers. En effet, entre l’explosion du nombre moyen de voiture par ménage et un RER qui n'en est qu’à ses premiers tours de roues, l'axe autoroutier représente le seul accès réellement la hauteur des enjeux attendus des Grands Ensembles.
  • Les promoteurs (privés pour la plupart, rappelons-le) mettent en avant cette accessibilité aisée par le réseau routier et lancent leurs programmes. Les différentes opérations immobilières s’étaleront grosso-modo de la fin des années 1950 à la fin des années 1970.
  • Parallèlement, le projet A87 (projet public) prend du retard : les communes qui bénéficiaient de zones pavillonnaires héritées des années 1930 et qui n'ont pas été retenues pour recevoir de Grands Ensembles ne perçoivent pas l'autoroute comme leurs voisines et ralentissent au maximum le projet. Mais sans A87, les Grands Ensembles situés sur ces communes se retrouvent isolés des réseaux routiers et de transports.
  • Cet isolement est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les logements de ces Grands Ensembles peinent finalement à trouver preneur. Ne parvenant pas à vendre la totalité de leurs appartements, les sociétés promotrices se retrouvent dans des situations financières délicates. Certaines d’entre elles mettent en location leurs invendus, mais la plupart du temps sans s’acquitter des charges de copropriété.
  • C'est le début de la spirale infernale : sans paiement des charges par la totalité des propriétaires, plusieurs copropriétés fonctionnent dès le départ avec des budgets réduits. Conjugué à certains défauts de fabrication et de lourds frais de maintenance (importants espaces extérieurs), l'entretien de certaines copropriétés devient aléatoire. Conséquence immédiate, les bâtiments se dégradent trop vite, et les travaux courants deviennent hors de prix. Les charges augmentent en conséquence, et celles-ci se retrouvent malheureusement très rapidement déphasées au vu des prestations fournies.
  • Comme dans les autres grandes copropriétés construites pendant les 30 Glorieuses, les ménages les plus aisés quittent alors les Grands Ensembles, pour laisser place à une population le plus souvent précaire, attirée par les faibles loyers. Mais généralement, celles-ci n'anticipent pas les charges prohibitives et les impayés de charges se multiplient : la descente aux enfers de ce que l’on appellera plus tard « les Cités » est en marche…
  • Sans pour autant se cacher derrière cet unique argument, on peut estimer que la non-réalisation de l'A87 a été un facteur aggravant de l’échec de certains Grands Ensembles.


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