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Présentation

  • Au Grand-Duché de Luxembourg, un chemin vicinal est une route ou un chemin géré par les communes. Ce type de voirie a pour fonction d’assurer la desserte locale et le trafic inter-quartier. Leur usage est entièrement gratuit et ouvert à tous les véhicules.

Historique

Le premier réseau vicinal (de 1794 à 1814)

  • Initialement, c'est sous l'Empire français que sont érigés les premiers chemins vicinaux. Étant à l'époque la nation la plus développée dans le génie civil, le futur territoire du Luxembourg profite des techniques de construction et de gestion de la voirie vicinale française, avant que le Royaume des Pays-Bas ne devienne indépendant.

Gestion du réseau sous les Pays-Bas (de 1815 à 1830)

  • La gestion des routes établies par le Waterstaat (ministère néerlandais des routes) tranche avec celui de l'Administration des Ponts et Chaussées de Napoléon. Toutefois, si le Waterstaat a innové en répartissant les grandes routes à la charge de l’État d'une part, et aux provinces d'autre part, les chemins communaux néerlandais ne cesseront de se dégrader jusqu'en 1830.

Les routes communales belges (de 1830 à 1839)

  • Sous la Belgique, voyant les routes communales se dégrader davantage, le futur Grand-Duché n'aura pas attendu l'entrée en vigueur de la loi du 10 avril 1841 sur la voirie vicinale belge, pour demander son indépendance. Cette loi s'inspire de la loi française dite de Thiers-Montalivet adoptée en 1836.

Le renouveau de la voirie vicinale (depuis 1839)

  • A partir de 1839, année du second démembrement de l’État, le Grand-Duché met en place des travaux préparatoires pour la réparation de la voirie vicinale qui s'avèrent urgents.
  • De 1844 à 1865, l’État crée des chemins vicinaux de première et de seconde classe. Introduites par la loi du 12 juillet 1844, ces routes sont à la charge des communes. A partir de 1872, une commission spéciale est instituée par le Gouvernement pour préparer la reprise par l’État luxembourgeois de chemins vicinaux importants, dans le cadre de la création des chemins repris.
  • Lors des lois relatives au reclassement de la voirie nationale de 1958 et 1995, des chemins vicinaux vont être repris par des routes nationales ou des chemins repris et inversement. Le kilométrage de ce type de route aura ainsi légèrement augmenté au fil des ans. La loi de 1995 introduit deux termes nouveaux : celui de la hiérarchie du réseau et celui de l’échange des routes entre l’État et les communes.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références