Le Haut-Rhin est un département français. Situé tout à l'Est du pays, il compose, avec le Bas-Rhin, la Région Alsace.
Situé dans la Plaine d'Alsace, il est plutôt densément peuplé, justement grâce à un relief relativement avantageux (hormis le Massif des Vosges, à l'Ouest). Il bénéficie aussi d'une position au sein de l'Europe importante, car deux pays lui sont frontaliers : l'Allemagne (à l'Est) et la Suisse (au Sud-Est). De même, le Haut-Rhin a également des contacts avec les régions Franche-Comté (Territoire de Belfort) et Lorraine (Vosges).
Comme la grande majorité des départements français, le Haut-Rhin a été créé le 4 mars 1790, à la Révolution Française. A l'époque, il s'agissait d'un grand département regroupant également la Trouée de Belfort. Suite à la défaite française de 1870 et l'annexion à l'Allemagne de l'Alsace et de la Moselle (traité de Francfort), le Haut-Rhin perdit la région de Belfort, qui resta française et qui fut rattachée à la Franche-Comté. Le département du Territoire de Belfort est créé. Notons qu'une autre partie fut rendue, mais définitivement, à la Suisse en 1814. Suite à la victoire française de 1918 et au traité de Versailles (1919), le Haut-Rhin (ainsi que le Bas-Rhin et la Moselle) redevint français mais resta séparé du Territoire de Belfort.
Géographiquement, ce département possède une variété de paysages relativement importante : de la moyenne montagne (Vosges) à l'Ouest, une vaste plaine à l'Est, ainsi que le Sudgau Alsacien, au Sud-Est de Mulhouse, composé de collines.
La grande partie des activités économiques se concentrent autour de Mulhouse. Bien qu'il s'agisse de la ville la plus importante (la "préfecture économique"), la préfecture officielle est Colmar. Dans la plaine, l'activité principale est l'agriculture intensive, avec de grandes exploitations. Les hauts sommest vosgiens, inhabités, profitent quant à eux du tourisme. Le piémont regroupe l'activité vinicole. Enfin, les industries se situent soit autour des grandes villes. La plus grande activité industrielle locale actuelle est l'automobile (site d'assemblage de PSA Peugeot-Citroën de Sausheim et divers équipementiers), suite au déclin du textile, grand employeur des vallées vosgiennes jusqu'au milieu du XXème siècle.
Du point de vue culture, le Haut-Rhin profite de certaines spécificités propres à l'Alsace-Moselle (deux jours fériés supplémentaires dans l'année, textes de loi pouvant être soumis à des régimes spéciaux...). La langue officielle est bien évidemment le Français. Le patois local, l'Alsacien, est en perte de vitesse et est devenu plus rarement employé dans la vie courante.
En ce qui concerne les infrastructures de transports, le Haut-Rhin est relativement bien relié avec le restant de la France, en particulier depuis qu'il est desservi par le TGV (qui s'arrête à Colmar et Mulhouse). Le Massif des Vosges constitue par contre une barrière naturelle, et tous les grands axes transitent soit par les hauts cols, soit par la Trouée de Belfort, soit par le Nord de Strasbourg, où le relief devient moins contraignant. Voir les paragraphes ci-dessous.
Le réseau routier Haut-Rhinois est dense. En comptabilisant les autoroutes, concédées ou non, il atteint environ 2 530 km.
Suite aux déclassements de 2006, environ 2 000 km de routes dépendent du Conseil Général, qui assure son entretien.
Les 350 km restants sont divisés ainsi :
Routes nationales non déclassées, dépendant de la DIR-Est.
Autoroutes non concédées, entretenues par la DIR-Est.
Autoroutes concédées, gérées par le concessionnaire Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, dont certaines sections sont soumises à péage.
Le réseau autoroutier du Haut-Rhin est composé de deux autoroutes : l'A35 et l'A36. La dernière mise en service remonterait à 1995 (Contournement Est de Colmar). Seule une courte section est concédée, à APRR. Il s'agit de l'A36 à partir de Mulhouse, et ce jusqu'à la limite avec le Territoire de Belfort.
Ce réseau autoroutier peut paraître relativement petit, en se référant, par exemple, à la densité de population par km². Néanmoins, la très grande partie du département (hormis le Sundgau, au Sud-Est de Mulhouse, qui est la partie la plus enclavée du département, ainsi que les hauts sommets vosgiens) a accès rapidement à une voie rapide. En effet, avant le développement du réseau autoroutier, qui s'est accéléré de 1976 à 1993, plusieurs axes nationaux (dont la grande partie a été transférée au Conseil Général depuis) ont été mis à 2x2 voies et dénivelés, ce qui fait qu'en réalité, la densité de voies rapides dans le Haut-Rhin est particulièrement élevée. Il en est d'ailleurs de même pour le département du Bas-Rhin (voir la fiche spécifique).
Anciennes nationales transférées au CG68 lors des vagues de déclassements de 1973 et 2006. Pour plus de renseignements sur les itinéraires, voir les pages de ces routes
Deux itinéraires touristiques permettent de sillonner les routes du Haut-Rhin tout en découvrant des spécialités régionales ou des paysages typiques.
la Route des Vins d'Alsace, la plus connue, traverse l'Alsace du nord au sud en s'approchant le plus possible du vignoble. Elle débute à Thann et se termine à Marlenheim (Bas-Rhin (67)). Cet itinéraire touristique permet de découvrir le coeur du vignoble alsacien ainsi que des villes et villages pittoresques et typiquement alsaciens.
la Route des Crêtes fait découvrir aux touristes les sommets vosgiens les plus élevés et les chaumes. Elle débute également à Thann et se termine à Sainte-Marie-aux-Mines. Cette route n'est ouverte que périodiquement (en été), mais permet quand même la desserte des stations de sports d'hiver des Vosges en hiver. Elle passe au pied du Grand-Ballon (point culminant des Vosges - 1.424 m d'altitude). Il s'agit d'une route très fréquentée en été, avec de nombreux lacets. Un système de navettes au départ de Mulhouse la sillonne d'ailleurs pendant la haute saison pour la décharger un peu de la circulation automobile.
Le réseau ferroviaire haut-rhinois est axé sur une dorsale principale (ligne Strasbourg-Sélestat-Colmar-Mulhouse-Bâle), d'où partent plusieurs ramifications, dont les suivantes sont encore exploitées commercialement : lignes Paris-Troyes-Chaumont-Vesoul-Belfort-Mulhouse, Mulhouse-Thann-Kruth, Mulhouse-Chalampé-Müllheim [D] (desserte occasionnelle certains dimanches, sous forme de test, en vue de la reprise d'un service régulier) et Colmar-Munster-Metzeral.
Le matériel roulant du TER Alsace est composé presque que de matériel récent ou rénové. Sur les lignes du Haut-Rhin circulent des voitures Corail rénovées en livrée TER200 pour l'axe Mulhouse-Colmar-Strasbourg et d'autorails X73500. Quelques autorails X73900, dérivant des X73500, assurent la desserte occasionnelle transfrontalière Mulhouse-Müllheim.
Paris-Est - Strasbourg - Mulhouse (7 A/R par jour dont 3 avec arrêt à Colmar, 1 prolongé jusqu'à Bâle et 5 prolongés jusqu'à Zürich, desservant Bâle)
LGV Méditerranée // Ligne Lyon - Besançon // Ligne Besançon - Belfort // Ligne Paris - Bâle (tronçon Belfort-Mulhouse) // Ligne Mulhouse - Strasbourg :
Strasbourg - Colmar - Mulhouse - Montbéliard - Besançon - Lons-le-Saunier - Bourg-en-Bresse - Lyon Part-Dieu - Avignon TGV - Aix-en-Provence TGV - Marseille Saint-Charles (1 A/R par jour)
Strasbourg - Colmar - Mulhouse - Montbéliard - Besançon - Dijon - Chalon-sur-Saône - Mâcon - Lyon Part-Dieu - Nîmes - Montpellier Saint-Roch (1 A/R par jour pendant la période estivale)
Prolongement de la ligne 1 jusqu'à Wittenheim (projet)
Prolongement de la ligne 2 jusqu'au Parc des Collines (à l'Ouest) et jusqu'à Illzach (à l'Est) (projet)
Raccordement ferroviaire de l'Euroairport : à l'image de certains aéroports desservis par des gares TGV, ce raccordement permettrait une desserte de l'Euroairport depuis Strasbourg, Colmar ou Mulhouse par les trains régionaux rapides TER200.