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Présentation

Panneau C107 belge

Signal F9 annonçant le début de route pour automobiles (Réseau du type R.G.G. II)

  • En Belgique, les routes express (appelées également "voies rapides" ou "routes pour automobiles") sont à peu près similaires aux voies express françaises. Elles correspondent en général à des routes de type autoroutier avec chaussées séparées d'au moins 2 voies dans chaque direction. Il s'agit en général de routes classiques élargies et mises aux normes autoroutières, sans forcément nécessiter de création de tracé nouveau comme pour une autoroute. La "route express" peut être limitée à un aménagement ponctuel sur un itinéraire (ring), ou assurer la continuité d'une liaison "rapide" (comme la RN81).
  • Ses caractéristiques sont moins conventionnelles que celles de l'autoroute. Certaines voies ont des portions de type autoroutier (chaussées séparées, intersections à niveau ou dénivelées protégées), sans toutefois respecter toutes les normes (par exemple absence de bande d'arrêt d'urgence, de l'éclairage des chaussées pour garantir la sécurité de l'usager ou de glissière de sécurité sur le bord extérieur). Il n'y a pas non plus d'obligation d'aménager des aires de repos et de service. Une route express peut traverser et desservir une localité. Ainsi, leur coût de réalisation se révèle bien moins élevé. Le statut de route express n'affecte en effet pas la classification de ces routes.
Panneau C108 belge

Signal F11 annonçant la fin de route pour automobiles

  • En pratique, ces voies sont signalées par le signal F9 s'il s'agit seulement d'une route pour automobiles. Il s'agit d'un panneau bleu bordé de blanc avec une silhouette de voiture blanche. On retrouve parfois le signal F9 à chaque carrefour à niveau qui croise une route express. Cela résulte d'une erreur qui disait que le signal s’appliquait jusqu’au prochain carrefour. La vitesse sur ces routes est en général limitée à 120 km/h. Elle peut ponctuellement être rabaissée à 70 ou 90 km/h, notamment sur des sections à chaussée commune ou au tracé urbain et/ou sinueux. Cependant des convois agricoles peuvent circuler sur certaines sections lorsqu'un panneau l'indique.
  • Si le signal F9 n'est pas en place mais que la route est dotée d'un terre plein central ou une berme centrale, il s'agit alors d'une route rapide. Enfin si la route est à deux bandes dans chaque sens de circulation et que la séparation se fait par une ligne continue, il s'agit d'une route à quatre bandes de circulation. Dans ce cas là la route à quatre bandes de circulation n'est pas une route express.
  • Tout comme sur une autoroute, les carrefours à niveau ne peuvent y être rencontrés (sauf en de rares exceptions où la route perd alors ponctuellement son statut).
  • En Wallonie, la circulaire RGG-RESI (Route à Grand Gabarit - RESeau Interurbain) organise le réseau routier wallon depuis juin 1992. La classification RGG est celle des routes à grand gabarit, c'est-à-dire les autoroutes et routes express, avec une vitesse limitée à 120 km/h. La classification RESI est réservée au réseau interurbain avec une vitesse limitée à 90 km/h. Selon la Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments - anciennement MET (Ministère Wallon de l’Équipement et des Transports) - les routes classées RGG-RESI sont définies ainsi :
  • Le réseau routier R.G.G. (Réseau routier à Grand Gabarit) est subdivisé en trois catégories :
    • en autoroutes (R.G.G. I),
    • en routes pour automobiles (R.G.G. II),
    • en routes rapides (R.G.G. III).
      • Un réseau de type R.G.G. I est une autoroute. Il est réservé aux véhicules à moteur susceptibles d’atteindre, en palier, 70 km/h. La vitesse maximale autorisée y est de 120 km/h. Il se compose d’une chaussée dans chaque sens, chacune, avec au minimum, deux bandes de circulation et une bande d’arrêt d’urgence.
      • Le réseau du type R.G.G. II est réservé aux véhicules de toutes catégories (y compris véhicules lents) sauf les véhicules agricoles et cyclomoteurs. La vitesse maximale autorisée y est de 120 km/h et parfois de 90 km/h. Il se compose d’une chaussée dans chaque sens, chacune, avec au minimum, deux bandes de circulation et une bande d’arrêt d’urgence facultative.
      • Le réseau de type R.G.G. III est destiné à tous les usagers, mais à déconseiller aux piétons, aux cyclistes et aux vélomoteurs. La vitesse maximale autorisée y est de 120 km/h et parfois de 90 km/h. Il se compose d’une chaussée dans chaque sens séparée par une berme centrale.
  • Le réseau routier RESI (RESeau Interurbain) donne la priorité à l'accessibilité et se caractérise par le mélange des circulations (autos, motos, vélos,...). Il remplit aussi une fonction de drainage vers le réseau à grand gabarit. Il est également subdivisé en trois catégories :
    • Le réseau de liaisons régionales (RESI 1) regroupe les routes de liaison entre deux centres urbains d'importance relative, moyenne ou grande pour les sous-régions.
    • Le réseau périurbain (RESI 2) comprend les parties périurbaines du RESI, c'est-à-dire les entrées du RESI dans les agglomérations, où existent des zones de transition entre les domaines ruraux et urbains.
    • Le réseau urbain (RESI 3) correspond aux parties urbaines du RESI, c'est-à-dire les tronçons situé en agglomération, où la route prend l'aspect d'une rue à l'urbanisation continue.
  • Afin de différencier la route pour automobiles de la route rapide dans les articles concernés, le signal suivant qui n'est pas référencé dans le code de la route belge a été adapté pour signaler des sections de route rapide. Cependant ce signal est omniprésent aux différentes entrées du pays sur le panneau déterminant les limitations de vitesse en vigueur. Les deux signaux utilisés sont :
    • début de route rapide : Début de route rapide B
    • fin de route rapide : Fin de route rapide B

Routes à chaussées séparées et Routes à 4 voies

  • Il convient de mettre à part les simples "routes à chaussées séparées" à 2x2 voies (considérées comme des routes express) des "routes à 4 bandes (ou voies) de circulation" comportant des carrefours à niveau. Les routes à 4 voies sont limitées généralement à 90 km/h (avec généralement un abaissement de la limitation au droit des carrefours et souvent un aménagement de sécurité comme la suppression de la voie de dépassement), mais n'ont pas systématiquement le statut de "route pour automobiles" ou de "route rapide". Il s'agit en fait des 2x2 voies de la conception la plus ancienne et elles tendent à faire de plus en plus l'objet de mise aux normes voies express.

Historique

  • Initiées par le ministre De Saeger dans les années 1960, les autoroutes urbaines et les autoroutes de pénétration devaient rendre possible d'accéder rapidement au cœur des grandes agglomérations. Ce concept provient du monde anglo-saxon à la fin des années 1940, juste au moment où le gouvernement belge établissait sur papier les premiers projets pour un réseau autoroutier national.
  • Déjà, à la fin des années 1960, les villes d'Anvers et de Gand étaient pourvues en autoroutes urbaines si l'on prend en considération le petit ring d'Anvers et la route de pénétration vers l'ancienne gare de Gand-Sud comme telles. A cette époque, il était alors prévu que les autres grandes villes du royaume devaient être équipées de ce type d'infrastructure comme les villes de Bruxelles, de Liège et de Charleroi.
  • Le concept de route express est évoqué au milieu des années 1970. L'utilité d'autoroutes supplémentaires est alors mise en question. C'est à partir de 1974 qu'un bon nombre de comités d'action qui protestent contre la création d'autoroutes voient le jour en Flandre et en Wallonie. Les actions menées par ces différents groupes font faire changer la mentalité et l'opinion de la population qui, dorénavant va chercher à protéger l'environnement au détriment du tout-autoroutier.
  • Du fait que de nombreuses études dénoncèrent un coefficient de rentabilité faible concernant la construction de nouvelles autoroutes, le programme autoroutier a été revu à la baisse. En 1976, de nombreux axes en projet ont soit été remplacés par des routes express, soit purement annulés. Par ailleurs la majeure partie des investissements devait avoir lieu dans la partie flamande du pays, une constatation qui contredisait la clé de répartition régionale, introduite en 1970.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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