Transports routiers en Alsace

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L'Alsace possède un réseau routier départemental assez dense, comprenant plusieurs axes majeurs, comme par exemple l'axe Strasbourg-Belfort (ex RN83, appartenant aujourd'hui aux conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Le réseau national est devenu quasi-nul depuis le transfert de janvier 2006. Quant au réseau autoroutier, il tarde à s'achever mais les projets commencent à se concrétiser.

Sommaire

[modifier] Le réseau départemental

  • Le réseau départemental est devenu important début 2006, avec le transfert des routes nationales de l'Etat aux départements.
    • Le conseil général du Haut-Rhin a introduit une numérotation simple pour ses nouvelles routes : sauf pour la D483, les ex nationales ont conservé leur ancien numéro. Sauf le "D" à pris la place du "N". Il a récupéré la partie sud de l'axe Strasbourg-Colmar, la RN83 (sauf le tronçon de voie express Colmar-Séléstat ; appelé à être mis aux normes autoroutières à court terme) portant aujourd'hui le nom de D83 entre Colmar et Burnhaupt et D483 entre Burnhaupt et la limite avec le Territoire de Belfort. La RN466 entre Mulhouse et Burnhaupt à été aussi déclassée en RD466 entre Mulhouse et l'A36 et en RD83 entre l'A36 et l'échangeur avec la RD83. La RN66 à également disparu et est devenue RD66 entre Mulhouse et Bâle, mais existe toujours entre Mulhouse et Remiremont (88). La RN415 est entièrement passée au département, sous le nom de RD415, ainsi que la RN59 (D59) dans la montée du col de Sainte Marie aux Mines. Tous les cartouches ont été changés récemment.
    • Le conseil général du Bas-Rhin a préféré une numérotation en D10.. (ex : D1083). Les cartouches anciens sont toujours en place. Les RN4, RN404, RN61, RN62, RN63, RN1063, RN340, RN83, RN215, RN422 et RN420 ont été transférées au département en janvier 2006.
  • Avec ces nouvelles routes supplémentaires, le réseau départemental alsacien doit avoisiner les 6 000 km. Il est particulièrement bien entretenu, même sur les axes de moindre importance et sur les routes de montagne. On déplore juste quelquefois une signalisation parfois vieillotte, surtout dans les endroits les plus reculés, où il n'est pas rare de rencontrer un panneau Michelin en béton. La fréquentation est plutôt importante sur les grands axes (D83 (68) et D1083 (67) entre autres), car ces routes sont en majorité à 2x2 voies et permettent d'aller aussi vite à un point donné tout en réduisant la distance que l'A35. Le réseau à 2x2 voies est donc bien développé pour les trajets locaux. En effet, ces ex nationales dénivelées sont plus anciennes que l'A35 et sont donc logiquement de conception ancienne. On ne trouve pas de bande d'arrêt d'urgence, sauf sur la voie rajoutée sur la D1083 (67), la route traverse des villages à 2x2 voies tout en étant dénivelée et ayant un terre-plein central à une vitesse limitée à 70 km/h (toujours cette D1083 (67)), la signalisation n'est pas aux normes, etc, d'où leur absence de statut de voie express.

[modifier] Le réseau national

[modifier] Présentation

Aujourd'hui, le réseau national alsacien (comme celui des autres régions françaises) est devenu négligeable. Le plus long tronçon ayant subsisté au transfert de janvier 2006 est la RN66 entre Mulhouse et Remiremont (88). On note aussi la présence d'un court tronçon de la RN59 entre Séléstat et le tunnel de Sainte Marie aux Mines (Tunnel Maurice Lemaire), ainsi que ce dit tunnel, concédé aux Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) et ayant comme numéro N159. La RN83 existe encore sur un court tronçon, en fait une LACRA (Liaison Assurant la Continuité du Réseau Autoroutier) assurant la continuité de l'A35 entre Colmar et Séléstat. Cette route est en cours de mise aux normes autoroutières et sera renommée A35 à court terme.

[modifier] Les cas des RN59 et RN66

  • Les RN59 et RN66 sont deux axes majeurs pour les communications routières entre le centre de l'Alsace et le sud pour la seconde. La RN59 relie Colmar et Séléstat à Nancy, la RN66 constitue la liaison entre Mulhouse et Nancy ou Metz. Le trafic de transit est très intense et on dénombre une forte part de poids-lourds. Mais le problème ne vient pas que de là. Chaque jour, des habitants des Vosges résidant près de la limite avec l'Alsace viennent dans cette région pour exercer leur activité professionnelle. Ce trafic qu'on pourrait presque qualifier de local est extrêmement intense, en particulier aux heures de pointe. Ce constat s'applique en particulier à la RN66, qui dessert une vallée très peuplée car ce lieu était jadis très industrialisé. La fermeture de la branche textile a obligé les habitants à se rendre sur Mulhouse pour y trouver un emploi. Cela fait une troisième sorte de trafic. Ajoutons à cela les locaux, obligés de prendre la RN66 car aucune autre route ne dessert la vallée. Heureusement que le TER est présent pour épargner cette route des cars de transports en commun. Résultat : au moindre dépassement de capacité, en particulier aux heures de pointe, le moindre ralentissement se transforme en enfer pour les automobilistes.
  • Des projets ont bien évidemment vu le jour. Mais ils ont malheureusement vite étés enterrés, car exigeant un budget trop élevés ou étant trop complexe. L'Alsace étant une région où le souci pour l'environnement est encore assez fort, des actes d'associations écologistes ont accéléré le déclin de ces projets. Les habitants sont aussi indécis : le milliers de voiture traversant leur commune les exaspère mais ils auraient du mal à accepter un viaduc dans leur vue. Résultat : l'état des choses n'a pas beaucoup avancé du côté alsacien, alors que dans les Vosges, la mise en voie express est passé du stade de projet à réalité depuis plusieurs années déjà pour certains tronçons ; l'état d'esprit étant différent (on préfère voir le trafic disparaître du centre ville, quitte à avoir un viaduc ; ne dérangeant pas forcément ; dans leur vue). Cependant, quelques projets ont revu le jour, comme la déviation des communes de Bitschwiller lès Thann et Willer sur Thur sur la RN66, mais, par contre, quelques modifications sur le tracé. Sur ces deux RN, des aménagements comme des carrefours giratoires sont mis en place pour mieux gérer la circulation que les feux tricolores, mais sans vraiment éradiquer les problèmes de ralentissement.
  • Pour plus de renseignements :

[modifier] Le réseau autoroutier

  • Le réseau autoroutier alsacien est construit autour d'un axe, l'A35, une radiale traversant la région du nord au sud, à partir de laquelle partent des antennes de plus ou moins grande importance.
  • L'Alsace est très bien reliée au nord de la France. Par contre, le problème vient de l'absence d'axe direct avec la capitale. Ce défaut sera résolu à moyen terme pour l'axe Paris-Mulhouse (prolongement de l'A5 jusqu'à Vesoul et mise en voie express de la RN19 entre Vesoul et Belfort), mais il faudra attendre encore certainement de longues et nombreuses années pour se rendre à Paris à partir de Strasbourg sans devoir faire le détour par Metz et Reims. Les Vosges constituent aussi un obstacle de taille. Accouplé au faible budget routier accordé, les Vosges forment une barrière actuellement infranchissable par autoroute. Pour y pallier, les conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin réalisent des aménagements, style carrefours giratoires ou déviations non dénivelées et à 2x1 voies de communes sur les RN59 et RN66. Cela est d'autant plus gênant pour l'usager, surtout pour la RN59 à cause de l'absence de col à franchir grâce au tunnel Maurice Lemaire, que le département des Vosges mise tout sur le développement de son réseau de voies express, qui sera amené au pied du Col de Bussang pour la RN66 et à l'entrée du tunnel Maurice Lemaire pour la RN59.

[modifier] L'autoroute A4

Autoroute de l'Est

  • L'autoroute A4 est l'axe Paris-Strasbourg via Reims et Metz. Cette autoroute n'est pas directe pour un trajet Paris-Strasbourg, suite à une grande erreur historique de tracé. Elle aurait dû reprendre à peu près celui de la RN4, c'est à dire en passant par Saint-Dizier, Nancy et Lunéville. Pour tenter de récupérer cette erreur, l'Etat est en train de doubler la RN4 pour lui donner un statut de voie express et peut-être autoroutier entre Phalsbourg et Nancy à l'avenir.
  • En Alsace, l'A4 commence son tracé dans cette région au sud de Sarreguemines. Elle y reste pendant une vingtaine de kilomètres avant de retourner brièvement en Moselle. Au niveau de Saverne, l'A4 rentre à nouveau en Alsace. Le relief s'accentue un peu durant quelques kilomètres à cause du franchissement du Piémont des Vosges, avant de plonger dans la Plaine d'Alsace où se trouve la seule barrière de péage pleine voie située en territoire alsacien. Après un échangeur avec l'A35 nord, l'A4 rentre dans l'agglomération strasbourgeoise où elle est renommée A35 au niveau de l'échangeur avec l'A350.
  • Sur la quasi-totalité de son tracé alsacien (comme dans les autres régions d'ailleurs), l'A4 est concédée à la Société des Autoroutes du Nord Est de la France (Sanef). Elle est bien entretenue, même dans la partie non-concédée, agréable car pas trop fréquentée (sauf dans l'agglomération strasbourgeoise) et possède un nombre d'aires régulier et suffisant. La concession se termine au niveau de la sortie 49.
  • Entre Sarreguemines et Strasbourg, l'A4 s'appelait jadis A34. Elle a été renommée lorsque la liaison autoroutière Paris-Strasbourg était complète. Ce numéro à depuis été réutilisé pour l'autoroute Reims-Charleville Mézières.

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A4.

[modifier] L'autoroute A340

Antenne d'Haguenau

  • L'A340 est une très courte antenne de 2 km. Elle est censée relier l'Autoroute française A4 à Haguenau. Elle se termine sur l'ex RN340, aujourd'hui transférée au département du Bas-Rhin, qui se poursuit en voie express jusqu'au nord d'Haguenau.
  • Elle n'est pas concédée. Son nom provient de de l'ancienne appellation de l'A4 entre Sarreguemines et Strasbourg, qui s'appelait auparavant A34.

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A350.

[modifier] L'autoroute A35

L'Alsacienne ou Autoroute des Cigognes

  • L'A35 est le principal axe autoroutier alsacien. C'est une autoroute totalement gratuite et non concédée. Elle est encore inachevée, environ 40 ans après l'ouverture de la première section en banlieue strasbourgeoise. L'échangeur avec l'A352 est encore manquant (2 km). La section Séléstat-Colmar n'est pas encore aux normes et a encore le statut de route nationale, mais la mise aux normes viendra prochainement, ainsi que le statut autoroutier.
  • L'A35 relie la ville suisse de Bâle à Lauterbourg, à la frontière allemande. Elle dessert les villes de Mulhouse, Colmar, Séléstat et Strasbourg et les aéroports internationaux de Bâle-Mulhouse et Strasbourg-Entzheim.
  • Cette autoroute est construite en tracé neuf entre Bâle et Mulhouse, mais la section entre Mulhouse et Colmar réutilise une ancienne route nationale (la RN422) doublée, dénivelée et mise aux normes pendant les années 80. Le contournement de Colmar a été ouvert il y'a une dizaine d'années ainsi que la section Séléstat-Innenheim quelques années plus tard. Le contournement de ce dernier village a été ouvert en 2002, plus tôt que prévu à cause des importants ralentissements provoqués pas des carrefours à feux.
  • L'A35 souffre d'un cruel manque d'entretien, en particulier dans le Bas-Rhin. Dans ce département, le contournement de Séléstat a encore son revêtement d'origine (datant des années 80), c'est à dire des plaques de bétons. Elles sont en très mauvais état, fissurées, ont des ornières et des nids de poule rebouchés à la hâte. La section entre Séléstat et Strasbourg a été réalisée à l'économie et est de conception assez particulière : les bandes d'arrêt d'urgence sont par endroits presque deux fois plus larges que sur les autres autoroutes et le marquage au sol, de mauvaise qualité, disparaît déjà même pas 10 ans après la mise en service. Des aires de repos avaient été prévues au niveau de Barr (avant la sortie 13), mais n'ont jamais été réalisées. On découvre encore aujourd'hui les accès, qui ont eux été construits et qui se finissent par une butte de terre. Dans le Haut-Rhin, le constat est moins alarmant. On déplore juste une signalisation pas aux normes et vieillotte et une quasi-absence d'entretien des deux aires existantes.
  • Cette autoroute n'a que son utilité entre Bâle et le nord de Séléstat ainsi qu'entre Strasbourg et la frontière allemande. En effet, la RD1083 entre Séléstat et Strasbourg est intégralement à 2x2 voies et les deux carrefours non-dénivelés le seront prochainement. Cette route permet un gain de temps et de kilomètres. En venant de Colmar, prendre la sortie 14 (Erstein, Benfeld, Kogenheim) sinon la sortie 7 en venant de Strasbourg (Offenburg, Illkirch-Graffenstaden).

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A35.

[modifier] L'autoroute A350

Antenne de Cronembourg ou Antenne de Wacken

  • L'autoroute A350 est une très courte antenne de l'A35 dans la banlieue strasbourgeoise. Elle est longue d'environ 1 km et sur l'avenue Pierre Mendès France. Elle dessert les quartiers de Cronembourg et de Wacken, ainsi que le Parlement Européen.
  • Elle n'est pas concédée.

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A350.

[modifier] L'autoroute A351

  • Courte antenne de l'A35 de 5 km de long. Elle dessert l'ouest de la banlieue strasbourgeoise et se termine sur la RN4.
  • Elle n'est pas concédée et sera prolongée jusqu'au GCO.

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A351.

[modifier] L'autoroute A352

Antenne de Molsheim

  • L'autoroute A352 est une autre antenne courte de l'A35. Elle est longue d'une dizaine de kilomètres et dessert Molsheim. Elle se termine sur la RN420, en direction de Saint-Dié.
  • Elle n'est pas concédée.

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A352.

[modifier] L'autoroute A36

La Comtoise

  • L'A36 est une radiale, assurant la liaison Alsace, Allemagne, Franche-Comté - sud de la France.
  • Elle débute à Beaune (21) et se termine à Ottmarsheim (68) sur l'A5 allemande. Son tracé alsacien est le suivant. L'A36 provient de Belfort. Elle rentre en Alsace au niveau de Lachapelle sous Rougemont. Durant ses premiers kilomètres dans cette région, elle traverse le nord du Sundgau alsacien, jusqu'à Mulhouse, où est également située le fin de la concession des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) au niveau de la sortie 16. Ensuite, l'A36 sert de contournement de Mulhouse pendant une dizaine de kilomètres, jusqu'à l'échangeur avec l'A35. Elle plonge ensuite dans la grande forêt de la Hardt, en passant devant le site PSA Peugeot-Citroën de Sausheim (ou sont fabriquées les 206, 207, 307 et C4), avant de déboucher au niveau du Rhin et le Grand Canal d'Alsace, qu'elle franchira par deux ponts consécutifs. Ces donts sont situés juste après l'ancien poste de douane d'Ottmarsheim, fermé en 1991 avec l'ouverture des frontières.
  • Cette autoroute est particulièrement bien entretenue, même dans sa partie non-concédée, même si le revêtement sur les ponts sur le Rhin a mal vieilli et des ornières se forment avant l'ex poste de douane, avant les ponts. On dénombre peu d'aires : juste deux aires de service sur la partie concédée.
  • Le contournement de Mulhouse devient de nos jours problématique, à cause du trafic, aussi bien local que de transit, qui s'intensifie année après année. Le budget étant conforme à la politique des transports alsacienne (voir ci-dessus), la mise à 2x3 voies tarde. La moitié a été réalisée au début de la décennie (sortie 18-A35), mais l'autre tarde (sortie 16-sortie 18). De plus, l'absence de panneaux à messages variables (PMV) et de webcams de surveillance ne font qu'aggraver la situation, car aucun moyen n'est à disposition pour informer l'automobiliste des ralentissements occasionnés par les étranglements provisoires de chaussée, surtout dans le sens Allemagne-Beaune.

Pour plus de renseignements, voir la fiche de l'autoroute A36.

[modifier] Les projets et constructions en cours

[modifier] Haut-Rhin

  • Projets majeurs :
    • Achèvement de l'élargissement de la rocade nord de Mulhouse (A36).
    • Aménagement de la rocade ouest de Colmar (construction d'un terre-plein central et remplacement des carrefours à feux par des giratoires).
    • Aménagement de la RN66 dans la vallée de la Thur.
    • Mise aux normes autoroutières, éventuel élargissement à 2x3 voies et instauration du statut autoroutier (A35) de la RN83 entre Colmar et Séléstat.
    • Liaison Rouffach (RD83) - A35
  • Projets d'importance moindre :
    • Déviation d'Aspach
    • Rocade Ouest de Colmar
    • Carrefours de Riedisheim
    • Suppression du PN3 à Brunstatt
    • Liaison Ensisheim - A35
    • Déviation de Retzwiller
    • Déviation de Ballersdorf
    • Déviation de Dannemarie
    • Liaison Altkirch - Mulhouse - Burnhaupt
    • Liaison Route Nationale 66 - RD35 à Vieux-Thann
    • Contournement de Ferrette-Vieux Ferrette
    • Déviation de Tagsdorf - Wittersdorf
    • Liaison Hirsingue-Wittersdorf
    • Liaison entre Balschwiller et Retzwiller
    • Carrefour du Château d'eau à Kingersheim
    • Déviation de Munster
    • Déviation de Weckolsheim

Source : sites du CG 68 et de la DDE 68.

[modifier] Bas-Rhin

  • Achèvement de la VRPV (Voie Rapide du Piémont des Vosges - A35)
  • Dénivellation de la D1083 à Fegersheim
  • Déviation de Schirmeck (ex RN420)
  • Déviation de Châtenois (RN59)
  • Réalisation de murs anti-bruits sur l'A35 à Ostwald
  • Déviation de Marlenheim (ex RN4)
  • Aménagements au niveau de Marmoutier (ex RN4)
  • Déviation de Soufflenheim

Source : site de la DDE 67.

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